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 [OS] Tout simplement (II)

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Morgencafé
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Féminin Sagittaire Cheval
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MessageSujet: [OS] Tout simplement (II)   Jeu 1 Mai - 21:25

Donc voila, je ne poste pas cet OS comme étant la suite du premier car tout simplement, ils peuvent être considéré comme complémentaire comme chacun peut être lu sans l'autre et rester tout à fait compréhensible, donc à vous de voire.
Un Merci spécial à ma Lud' qui non seulement à bien voulu être mon cobaye mais qui m'a aussi poussé à écrire cette deuxième partie : JTDR Miss ^^ Forever Lu'nette !!




Au creux de cette sombre pièce seulement emplie d’un vide crevant, une seule petite mélodie osait encore frôler le néon, en raisonnant faiblement elle étirait les couches flexibles de l’air, cette douce chanson commençait lentement à peine rythmée par le souffle presque négligeable de Lud’ toujours étendue inerte sur son lit, tout simplement la vie était enfermé dans un sinistre silence qui ne faisait que s’éterniser ... Goutte par goutte il submergeait la pièce mal éclairée, puis de petits crépitements charmeurs s’incrustèrent brusquement dans cette ballade meurtrie : Trois battements de cœurs successifs, chacun susurrant un mot, chacun s’entremêlant avec un soupir : « Ich liebe dich » .

- Générique –

Ces espaces vides creusent encore plus le fossé entre moi et les autres, ces visages indistincts tous drapés d’un sourire faux cul, voilés d’un bonheur cru ...

Je crois je n’ai nulle part ou aller ...
Je crois que je n’ai pas été ce qu’il fallait...

Pourtant ta voix me murmure constamment de continuer, de m’accrocher ... Linke je patauge en plein océan, ce même océan agité qui vit dans tes yeux à présent si vitreux ... Je crois bien que je me perd en toi ...

Chaque matin je me lève encore plus haineuse, depuis deux semaines je me sens différente, depuis deux semaines j’essaye encore de renaître de mes cendres avec cette immonde pensée qui ne me quitte jamais, celle que je finirai bien par me consumer une deuxième fois ... Que si mon corps me soutient toujours, mon âme elle est complément déboussolée, poussée vers les limites incandescentes de ce qui me reste de cœur... Non ce n’est pas triste, c’est juste une cause perdue d’avance ... Linke j’ai du mal à respirer ... Je refuse d’être la marionnette du hasard ... Je ne veux pas être autre que moi ... Stupide résolution, je ne sais même plus qui je suis, pourquoi tu m’aime de cette façon ?

Tu sais, je veux en pleurer, le jour ou tu es apparut dans l’entrebâillement de la porte, les yeux brillants tout m’a semblé si léger, pour une raison qui m’étais inconnue tu m’étais apparut tel spectre de lumière qui enveloppait mon existence d’une chaleur providentielle ... Linke je me sens dégouliner sous l’effet de tes baisers de miel.

C’est tellement bizarre, je suis entré dans cet appartement si étranger et une brise de mélancolie m’a ébouriffé les cheveux, ses photos dites de moi n’étaient que des souvenirs atténués par un mensonge, comment ais-je pu tout oublier ? Je semblais si heureuse pourtant ?

Je marche maladroitement, sentant à chaque pas mon cœur se serrer, tout m’oppresse et l’air devient de plus en plus épais, il faut que je m’asseye ... J’effleure ce canapé du bout des doigts, et je sens mon sang bouillir à l’intérieur de mes veines bouchés par l’oubli ... Linke qu’avons-nous bien pu faire sur ce canapé nacre ? Un sourire malsain étire mes traits, je les vois devenir grossier dans le miroir en face de moi ... J’ai honte ... De penser que j’ai pu être tienne ou de le sentir au fond de moi ? Je ne sais point ... Je ne sais plus ... Linke je veux réapprendre à aimer ...

Des buées blanchâtres s’échappent de ma bouche, des buées de vapeurs brûlantes qui s’échappent d’entre mes lèvres, je ne soupire par j’exorcise ma fatigue, je l’éjecte hors de mon cœur ... hors d’atteinte ... Petit à petit tout s’arrache, des lambeaux de moi tombent et je sens la pression m’écraser ...Linke je me sens différente ... Je me sens ne plus t’aimer ...
Mes paupières s’alourdissent et je me sens vaciller au-delà de ce qui est palpable ... Linke j’ai envie de dormir ....

- Fin du générique lol –

« Ich Liebe dic » souffla-t-elle en se levant, depuis déjà quelques minutes elle sentait une petite secousse troubler son sommeil, elle ouvrit fébrilement ses deux grands yeux bleus en s’efforçant de ne pas ciller, elle sentait chaque parcelle de son corps dégager une tiédeur presque perforante.

Lud’ : Hmmm. Gémit-elle.
... : Ludmia réveillez-vous ma chérie, vous avez de la visite.
Lud’ : je ... je ne sais pas.
... : Qu’est-ce que vous ne savez pas ?
Lud’ : Je ne sais pas. Répéta-t-elle le regard égaré.
... : Ma pauvre chérie, ce n’est pas la forme aujourd’hui, mais vous devez être contente Linke est venu vous voire !
Lud’ : Linke ? Demanda-t-elle interloquée. Mais je ne connais aucun Linke ! S’indigna-t-elle. Je ne veux pas le voire. Cria-t-elle.
... : Mais Ludmia c’est votre ami, il vient toujours vous raconter des histoires et vous tenir compagnie.
Lud’ : Ah bon ? Se demanda-t-elle en plissant les yeux, sûrement en quête de souvenir.
... : Oui je vous le promet.
Lud’ : Je ne sais pas. Siffla-t-elle.
... : Allé, venez je vais vous coiffer !!
Lud’ : Non, je ne veux pas, mes cheveux sont très bien ainsi. Brailla-t-elle en s’ébouriffant les cheveux. Très bien ainsi ...
... : C’est fascinant ! Vous avez perdu tous vos repères, vous en savez plus ce que vous voulez mais vous vous souvenez toujours que vous avez horreur que l’on vous touche les cheveux. Pensa l’infirmière un peu trop fort.
Lud’ : Je ne sais pas.
... : Il vous attend.
Lud’ : Je ne ... D’accord !

La jeune femme se leva en chancelant, puis se barbouilla le visage d’une couche épaisse de maquillage grossièrement étalé sur sa peau blanche. Elle regarda son reflet dans le miroir puis une larme perla au fond de ses yeux, son regard était vague, blême et sans cette petite étincelle de vie qui spécifiait la spiritualité de l’homme. Elle ne se reconnaissait plus. Elle descendit les marches du hall une à une, prenant un temps de réflexion à chaque pas, mais aucun détails ne lui revenait ... Linke, mais qui était-il ? A qui ressemblait-il ?

Linke : Bonjour Ludmia !! Lança-t-il gaiement.

Elle le regarda sans vraiment le détailler puis elle s’assit à coté de lui, toujours en le contemplant tel une bête curieuse. Après un instant de silence pénible elle finit par dénier lui parler.

Lud’ : Joli pendentif !! Sourit-elle poliment.
Linke : Merci, c’est une amie à moi qui me l’a offert. Fit-il en caressant le « 13 » accroché autour de son cou.
Lud’ : Elle a bon goût. Répondit-elle toujours en souriant. Elle doit être très belle, comme cendrillon. Laissa-t-elle échapper en rêvassant.
Linke : Oui elle est très belle, mais elle est partie très loin. Finit-il la voix rouillée.
Lud’ : Pourquoi elle ne t’aimait plus ? Elle est méchante, tu es si gentille toi ... Gloussa-t-elle.
Linke : Non elle n’est pas méchante, elle est juste partie mais elle vient me rendre visite de temps en temps.
Lud’ : Ho c’est chou... Dis, raconte moi une histoire comme hier.
Linke : Tu t’en souviens ?
Lud’ : Ben oui !!

Il lui sourit puis commença son récit sans lâcher son pendentif.

Linke : L’histoire que je vais te raconter aujourd’hui s’est passé il n’y a pas très longtemps de cela, ici même à Hambourg, Christian était un jeune homme passionné pour qui tout réussissait, il venait de réaliser son rêve et le bonheur commençait peu à peu à lui ouvrir ses bras, Christian avait ...
Lud’ : Christian ? S’extasia-t-elle.
Linke : Oui, ça te dit quelque chose ? Fit-il plein d’espoir.
Lud’ : Oui c’est un très joli prénom, un peu efféminé mais très joli.

Linke éclata de rire, puis la regarda amusé.

Lud’ : Quoi ? S’indigna-t-elle.
Linke : Elle avait dis la même chose que toi la première fois ?
Lud’ : Qui ça elle ?
Linke : Julie, l’héroïne de mon histoire.
Lud’ : Han, j’aime pas son prénom à elle !!
Linke : Elle pensait la même chose. Ria-t-il.
Lud’ : Bon continue ... Lança-t-elle impatiente.
Linke : Donc Christian avait toutes les raisons du monde d’être heureux ...
Lud’ : Attends !! L’interrompt-elle.
Linke : Oui ...
Lud’ : Elle finit bien ton histoire ?
Linke : Ne sois pas trop pressée, tu sauras en temps et en heure ... De toute façon elle n’est pas encore finit mon histoire. Acheva-t-il en soupirant.
Lud’ : Continue alors. Brailla-t-elle irritée.
Linke : D’accord, Christian avait toutes les raisons du monde d’être heureux, pourtant dans un coin refoulé de son cœur il se sentait vide, comme compressé par un flot d’émotions étranges, sans vraiment savoir comment ni pourquoi, il lui manquait quelque chose, le dernier petit rayon de soleil qui illuminerait sa vie ... Et c’est là qu’il a rencontré Julie, une jeune femme pétillante au caractère fort, elle avait de grand yeux bleus emplie de vivacité, juste comme les tiens ... Ce fut le coup de foudre... Le premier regard avait était le bon et ils filèrent le parfait amour jusqu’au jour ou ...
Lud’ : Elle eut un accident ! Soupira-t-elle.
Linke : Tu connais mon histoire ? Dit-il calmement.
Lud’ : Je ne sais pas ... Continue s’il te plait.
Linke : Julie tomba dans un profond coma, et Christian lui rendait tous les jours visites dans l’espoir qu’elle se réveille un jour ... Mais après 5 ans d’attente infructueuse, les médecins le persuadèrent de débrancher ses appareils, à contre cœur, blasé et fatigué il accepta, et c’est là qu’elle s’est réveillé ... Il était avachi dans son lit lorsque le téléphone sonna ... Fou de joie il courut jusqu’à l’hôpital, Je te jure qu’à chaque pas il se sentait vivant ... Je ...enfin il l’aimait si fort mais ...
Lud’ : Mais une fois à l’hôpital, Julie ne se souvenait plus de lui, elle avait tout oublié et souffrait d’un syndrome neurologique qui faisait d’elle une simple serpillière sans volonté, elle était incapable de réfléchir, de prendre ses décisions et ils la firent placé dans cette maison de repos ... Par moment des petits flashs lui revenaient en plein rêve, et quelque fois elle redevenait elle, comme à cet instant ... Christian c’était nous n’est-ce pas ?

Le jeune homme esquissa de la tête, des larmes de joies roulèrent sur ses joues creuses, et dans son regard blafard brilla une petite flamme.

Lud’ : Tu as maigri Linke !! Gronda-t-il.
Linke : Je me suis un peu laissé allé. Avoua-t-il.
Lud’ : Tu ne devrai pas !!
Linke : Je ne vis que pour ces quelques secondes de bonheur Lud ...
Lud’ : Linke je ne sais pas.
Linke : Je sais ... Chuchota-t-il en lui caressant le visage.
Lud’ : Tu as toujours mon « 13 ». Sourit-elle.
Linke : Pire je t’ai toujours dans mon cœur. Fit-il en la prenant dans ses bras.

Lud’ se laissa aller, le rythme de son cœur était si apaisant elle s’agrippa à son polo puis releva le menton avant de l’embrasser.

Lud’ : Je t’aime. Souffla-t-elle avant de se détacher de lui.
Linke : Moi aussi.
Lud’ : Je suis fatiguée.
Linke : Tu veux dormir ?
Lud’ : Oui avec toi.

A deux ils longèrent l’immense couloir, puis ils s’engouffrèrent dans la chambre désordonnée de la jeune femme, elle s’allongea sur son lit, et laissa sa tête reposer sur le torse ferme du jeune homme, elle lui prit la main et la tint si fort avant de se laisser draper par l’oubli encore une fois.

Le lendemain matin, le soleil filtrait timidement par la fenêtre close, Lud’ sentait chacun de ses nerfs palpiter dans sa tête créant un choc insupportable, elle se redressa puis se dirigea vers la coiffeuse, elle ébouriffa encore ses cheveux puis dévia vers son lit. Un inconnu était allongé sur ses draps, entourant de ses bras un coussin. Elle se dirigea calmement vers lui puis lui tapota doucement le visage.

Lud’ : Monsieur ? Monsieur ? Réveillez-vous ... Je ne sais pas ou je suis !! AIDEZ-MOI !! Crisa-t-elle en pleurant.

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